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Comité Interministériel des Villes : les propositions du réseau

Mardi 6 Février 2018

Depuis 40 ans, la politique de la ville a investi dans le bâti, au travers des opérations de renouvellement urbain ; elle a aussi investi dans l’éducation, dans le développement social des quartiers, dans l’accès à la culture ou à la pratique sportive.  

Le prochain comité interministériel des villes du mois d’avril 2018 doit adopter des mesures fortes, concrètes, susceptibles d’être évaluées et lisibles.

France Médiation a été sollicité en tant que représentant du secteur de la médiation sociale pour faire des propositions sur les différents champs de la politique de la ville mais aussi pour mettre en avant des dispositifs, des méthodes, des actions qui marchent sur le terrain et qui pourraient être développées et adaptées au niveau national.

Trois grandes orientations  étaient proposées à la réflexion:

  • Améliorer la vie quotidienne des habitants des quartiers

  • Encourager les mobilités et les parcours de réussite pour rompre avec l’assignation à résidence

  • Mobiliser les forces vives de la société pour faire vivre la fraternité et renforcer le lien social

France Médiation a formulé 3 propositions en faveur de la reconnaissance et du développement de la médiation sociale :

  • Inclure la médiation sociale dans le code de l’action sociale et des familles ce qui vaudrait reconnaissance du métier
  • Développer les formations nécessaires à la qualification des médiateurs sociaux notamment à partir des référentiels de compétences, de formation initiale et continue ;

  • Garantir la pérennisation des emplois de médiation sociale. Actuellement, le coût d’un poste annuel est évalué entre 33 et 38 000 €, TTC. L’État finance la médiation sociale via le programme adultes relais (à hauteur de 19 316 €) et le financement de 3500 emplois aidés, le reste des dépenses liées au poste étant assuré par les collectivités territoriales, différentes institutions publiques et des entreprises privées.

Il y a un enjeu immédiat de conforter l’action des médiateurs en fonction sur le terrain en leur assurant une véritable reconnaissance professionnelle et, par là-même, de maintenir un lien précieux entre les populations et les institutions, particulièrement dans les quartiers relevant de la politique de la ville.