Rencontre Thématique "Médiation Sociale et Dynamique de Territoires"
Le contexte:
Grâce à la mise en évidence de sa plus-value sociétale, la médiation sociale peut être considérée aujourd’hui comme un maillon essentiel de la politique publique de cohésion sociale.
Un atout pour la tranquillité publique et la cohésion sociale
Améliorer la tranquillité publique est un des objectifs de la Gestion Urbaine de Proximité (GUP). Les démarches de médiation mises en oeuvre sur les territoires, en partenariat avec les villes et les bailleurs sociaux facilitent la résolution des problématiques rencontrées. L’approche innovante et alternative de la médiation sociale constitue un outil pertinent et efficace. Les activités de médiation sociale participent à la résolution des conflits et renforcent la présence humaine. Elles contribuent à améliorer l’entretien et l’attractivité des espaces et la qualité des services rendus aux habitants. Elle participe à la jouissance paisible du logement, des parties communes et abords. Elle facilite le vivre ensemble. C’est pourquoi, elle doit s’inscrire dans une dynamique territoriale. La territorialisation permet de regrouper l’ensemble des partenaires institutionnels et opérationnels, publics et privés, autour d’un projet partenarial qui tiennent compte de l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers et qui permettent ainsi de donner du sens et de la cohérence aux actions menées : entraîner chaque acteur à se mettre « au service » du territoire, à s’engager dans un partenariat de co-construction (politique) de co-production (opérationnelle) et de coopération dans la durée.
Le partenariat conforte la transversalité de la fonction
La médiation sociale est un métier dont les fonctions sont transversales, au croisement de différents secteurs. Un dispositif de médiation sociale sur un territoire contribue à la cohésion sociale et à la tranquillité publique, il renforce le lien entre les habitants et toutes les institutions auxquelles ils ont à faire. En cela, il concerne directement ou indirectement tous les acteurs/partenaires d’un territoire : élus, techniciens de la fonction publique services sociaux, bailleurs, transporteurs, établissements scolaires … Néanmoins, les médiateurs ne peuvent être efficaces que s’ils entretiennent de bonnes relations avec leurs partenaires. Ils doivent être en mesure d’orienter les personnes vers le bon interlocuteur, connaître les programmes d’aide, pouvoir échanger avec eux sur des difficultés particulières rencontrées par une personne. L’efficacité suppose un partenariat fort et des relations de confiance et de reconnaissance mutuelles.
Un enjeu économique
La médiation sociale s’appuie encore principalement sur des financements d’aide à l’emploi allant à l’encontre du développement de la profession à part entière. Si le dispositif bénéficie – économiquement également – à différents partenaires, il apparaît logique que ces acteurs contribuent à son financement durable. La médiation sociale nécessite des financements pérennes pour lesquels la diversité des sources constitue un atout de taille.
A Angoulême un portage original répondant à ces affirmations a été choisi dès la création d’OMEGA en 1998: le Groupement d’Employeurs sous Statut Associatif. Ce type de portage semble conférer des atouts certains, notamment parce qu’il permet d’instaurer avec une certaine souplesse la gouvernance et de mutualiser les financements entre des partenaires publics et privés.
Enfin, cette forme de portage permet également d’avoir une approche globale, coordonnée à l’échelle d’une agglomération, tout en développant de véritables ancrages territoriaux spécifiques.
Nous vous y attendons nombreux !
